Une française à Montréal ... Humeurs ...
+ accueil

+ Derniers messages

+ Faites connaître ce blogue

+ archives



+ Un blogue de :
Ti-Moose
Ti-Moose


+ lectures

10x10
Le blog de Martineau
Cinefil (XML)
Parce que je suis fan .. (XML)
Des rêveries ... (XML)
Des super citations
IMDB (XML)
Le temps n'est rien



+ catégories







Dimanche 19 février 2006

The greatest thing, you'll ever learn ..

Je pensais au film dont me parlait Annick .. déjà, avant même de parler du film, le fait même que je parle d’Annick est ironique et fou … si on m’avait dit que j’entretiendrais une correspondance avec la mère de mon ex .. la mère de celui qui m’a brisé le cœur, détruite, anéantie, réduite à néant, qui a dévasté ma capacité à faire confiance et à envisager que l’on puise m’aimer pour ce que je suis et qui je suis .. j’aurais ri !

Donc le film .. elle .. belle .. veuve .. incapable d’aimer parce que trop douloureux .. lui … beau .. amoureux .. persévérant … capable de l’impossible et d’aller lui décrocher la lune si ça peut la faire sourire ..

… mais ils sont OÙ ces gars-là je vous le demande ! Ils sont où les gars que insistent, persévèrent, se battent pour conquérir le cœur de leur douce .. les gars romantiques et amoureux qui escaladent les sommets pour venir rejoindre votre peine et vos doutes. Ils sont où les gars qui lisent entre les lignes, qui rappèlent une fille qui ne leur a pas sauté au cou dans les 5 premières minutes. Ils sont où les gars des vues .. pis l’Amour des vues, il existe dans quelle dimension inatteignable. Chu tanée !! Tanée de me dire que ça n’arrive que dans les films .. tanée de voir que ça arrive à d’autres et donc pas que dans les films .. et enfin tanée que ça ne m’arrive pas à moi !

On m’a demandé y’a pas longtemps .. « Vous le voyiez comment ? » .. et en fait je ne le vois pas .. je ne l’imagine pas .. je rêve tout simplement d’une équation qui peut apparaître simpliste et pourtant si difficilement réalisable : je rêve de quelqu’un qui me plaît et à qui je plaît .. qui m’aimerait telle que je suis et que j’aimerais tel qu’il est .. Et ce que j’aimerais par dessus tout c’est que l’on m’explique ce qui rend si irréalisable une équation qui paraît si enfantine.


Ti-Moose | 3 commentaires | 2006-02-19 20:17:10
Permalien


Vendredi 25 mars 2005

« Deux heures moins dix .. l’heure du vice » .. Ou « alcoolémie, mon amie » ..
ou tout simplement « Chronique inutile »... Me semble qu’un bon texte prendrait un bon titre ..

Vous êtes vous jamais demandé si les auteurs les plus célèbres avaient accouché de leurs plus brillants écrits, à jeun ou sous « substance » ? Pour ma part, je suis à peu prés certaine que la bonne réponse est la seconde … On a tellement l’impression … que dis-je, la certitude, d’être un génie lorsque l’on est saoul .. Moi par exemple, à l’heure où j’écris ces mots que je trouverais totalement platte demain matin, n’ai pu réprimer cet élan vers mon clavier à 02 :21 .. par nuit de pleine lune.

Je vous livre donc, après quelques bières, quelques Jack Daniels et un soupçon d’un shooter délicieux dont je n’ai pu identifier tous les composants .. merci M’sieur Michelin .. je sais qu’il y avait du café et de la crème fouettée.. mais l’alcool .. aucune idée .. le fruit de ma réflexion … Si l’on regarde avec des yeux un tantinet scientifique, la notion même de talent, ou même d’intelligence .. on a rapidement le vertige à essayer de mettre en adéquation émotions et échanges ioniques, talent et récepteurs hormonaux, inspiration et courant électrique. Parce que finalement c’est ce que nous sommes. Une grande et belle machine bien huilée, élaborée par des millénaires d’évolution et de sélection naturelle, un peu différente du singe mais au caryotype pas si éloigné de la drosophile, Les philosophes tentent encore de disséquer la notion de pensée .. la religion nous parle d’ « âme » .. je ne me pencherais même pas sur la notion d’amour .. par contre l’attirance, c’est facile, les messieurs en blouse blanche des labos l’expliquent par une « reconnaissance » et attirance du fait « d’une compatibilité immunologique des phéromones dégagées inconsciemment et involontairement par deux individus » ..

A’y’est .. me rappelles pourquoi j’ai arrêté mes études de bio .. pas assez de rêve ..


Ti-Moose | 1 commentaire | 2005-03-25 02:34:24
Permalien


Vendredi 4 mars 2005

Humeur Féline ...

Moi vouloir être chat / Me frotter contre tes bas / Je me ferai angora / Pour me blottir dans tes bras / Je te jure j'boirai plus / Que du lait je n'aime plus / La vodka / Moi vouloir être chat / Tous les soirs quand je te vois

Moi vouloir être chat / Retrouver les gouttières / Mes copines de litière / Mais toujours rester à toi / Prendre des mines chafouines / Me lécher les babines / Quand viennent tes copines / Moi vouloir être chat / Et ne risquer de tes doigts / Que leurs caresses sur moi

Moi vouloir être chat / Quand dehors il fait froid / Attendre mon repas / Tapi au creux de tes draps / Si un jour tu préfères / A mes félines caresses /Les canines d'un chien en laisse / Tu ne comptes pas sur moi / Pour dormir sur le sofa / Je te montrerai de quoi / Est capable un gros chat / A ce jeu là je suis le roi / Et la souris ce sera toi


Ti-Moose | Ajouter un commentaire | 2005-03-04 19:03:52
Permalien


Jeudi 17 février 2005

Envie et besoin ? – Je m’interroge ...

Je m’interroge depuis quelques jours déjà sur la réelle différence entre ces deux notions. N’est-elle que subjective ou relative? Nous avons souvent tendance à les mélanger, à les utiliser l’une pour l’autre et inversement, ou même pire à nous persuader qu’une envie n’est pas un besoin ou qu’un besoin .. n’est qu’une envie .. ;o)

Lorsque je suis venue vivre à Montréal, était-ce une envie ou un besoin? Au premier abord, en regardant vite vite, on pourrait penser que ce n’était qu’une envie de nouveauté, de grands espaces, de changement de vie .. un caprice de fille aisée qui a le goût et la possibilité de s’éloigner des siens, et l’envie de mettre un peu de pigment dans sa vie. Et bien, je pense au contraire que ce départ est de l’ordre du besoin. Besoin d’harmonie avec qui je suis, besoin d’adéquation entre mon mode de vie, mon environnement et mon moi propre. Besoin d’indépendance, de liberté et d’oxygène .. et oui, la frontière entre les deux est mince.

Lorsque un couple fait un enfant, est-ce une envie de donner la vie, ou un besoin de procréer pour qu’un autre prenne soin d’eux pendant leur vieillesse? Lorsque deux personnes décident de passer le reste de leur vie ensemble, est-ce une envie de partage ou le besoin d’être certain qu’ils ne mourront pas seuls ? ..

Lorsque je dis que je n’ai pas besoin de l’amour d’un homme, mais que j’en ai envie, est-ce que je me mens ? Est-ce que je me protège et j’apprends à accepter et apprécier ma solitude ? Est-ce que j’ignore ma véritable et plus grande peur ? Laisser quelqu’un me connaître et en dépendre en prenant le risque de souffrir ?

Et finalement, peut-on avoir besoin de quelque chose que l’on a jamais eu ?


Ti-Moose | Ajouter un commentaire | 2005-02-17 23:17:38
Permalien


Lundi 7 février 2005

J’ai fermé les yeux et il a mis ses doigts dans ma bouche

Allongée .. inconfortablement sur un fauteuil en vinyl, j’ai essayé de penser à quelque chose d’apaisant et de réconfortant … une plage ensoleillée, un champs de blé caressé par une brise d’été … J’aurai aimé m’assoupir, ou m’évanouir, mais ses doigts, ses gros doigts habillés de gants en latex explorant sans aucune délicatesse ma bouche, mon palais, mes dents, mes gencives m’obligeaient à rester éveillée. Mes paupières collées, serrées, bien trop inquiètes pour s’ouvrir et affronter la réalité. Puis ses doigts sont allés si loin dans ma bouche, qu’un instant j’ai cru être malade .. Impossible de matérialiser devant mes yeux un moment de joie et de tranquillité. J’avais beau boucher mes oreilles, des bruits inquiétants y résonnaient. Des sons de succion, de raclement … et les voix ! … Les voix assourdissantes, tout autour de moi. Les voix de ces bourreaux, exerçant leur « art » sur d’autres bouches victimes. Victimes muettes, comme moi. Victimes plissant des yeux pour étouffer la douleur. Victimes essayant de reprendre leur souffle, s’asphyxiant un peu plus … Combien de temps cela va-t-il durer, me disais-je ? Quand va-t-il mettre fin à mon calvaire et m’achever ? … Une éternité, il m’a semblé.

Et puis la torture a pris fin et le bourreau m’a épargné. Caché derrière son masque et ses lunettes, pour ne pas être reconnu, il m’a laissé partir … en me souhaitant une bonne soirée.. Dites-moi … Comment quelqu’un de raisonnable et de sensé, peut-il vouloir devenir dentiste ? … :-))


Ti-Moose | 1 commentaire | 2005-02-07 22:57:28
Permalien


Vendredi 4 février 2005

Une longue lignée de trou d’cul

Il est fascinant de voir à quel point nous répétons les mêmes erreurs et les mêmes schémas tout au long de notre vie. L’être humain a la tête dure. Mon histoire d’amour avec les trous d’cul remonte à très longtemps .. j’en avais même oublié jusqu’à l’existence de certains avant que des souvenirs ne remontent à la surface .. ou ne ressortent du fond du garde-robe, là où je les avais soigneusement archivés, espérant les oublier ou faire comme si ils faisaient parti de la vie de quelqu’un d’autre.

Le premier s’appelait Mickaël. Je devais avoir 10 ou 11 ans. Il avait des yeux angéliques, d’adorables tâches de rousseur et son sourire qui faisait craquer toutes les filles, cachait un égo déjà surdimensionné pour un ti cul de 10 ans.. Et bien sûr il n’aimait aucune d’entre nous.. il aimait juste plaire.

Le second bel âtre s’appelait Olivier. Oh lui, il était beau comme un Dieu .. et il le savait. Je devais avoir 15 ans, et je rêvais secrètement de devenir celle qui ferait battre son cœur pour de vrai. C’était un vrai coureur, un Casanova, un collectionneur de cœurs brisés.. et moi, plus téméraire que les autres, avait atteint la position enviée et je pensais enviable de « meilleure amie » du dit prédateur de cœurs esseulés.. Je me mourrais d’amour et de désir pour lui, et attendais patiemment que ses beaux grands yeux s’ouvrent sur moi .. Ce qu’ils ont fait un jour.. à force de ténacité et d’opérations de « promotion » de ma personne .. le Bel Olivier a craqué et a dénié un soir déposer ses si belles lèvres charnues sur les miennes .. Wouah !! Quelle émotion, quel transport, mon rêve devenait réalité. J’allais enfin vivre le grand Amour .. ce devait être en substance, ce que j’ai eu le pathétisme de lui écrire le soir même dans une longue et romantique lettre d’amour enflammée … Bippppp !!! grossière erreur. Mes lèvres n’ont jamais plus croisées les siennes, et il est venu m’annoncer quelques jours plus tard ... ben que ce baiser avait été une erreur et que notre amitié était bien plus importante ... Autant dire que notre amitié n'a pas non plus survécue à cette "erreur".

Les années ont passé. Ma vie sentimentale commençait sérieusement à ressembler à un no men’s land. Jusqu’à ce que je croise, à 19 ans, sous une faluche de carabin, les beaux grands yeux bleu océan de Thierry. Thierry ne ressemblait pas à première vue à un trou d’cul .. d’ailleurs, ils ne ressemblent jamais à première vue à un trou d’cul. La supercherie serait trop facile à déjouer. Thierry était fou amoureux de moi, disait-il .. mais il était également jaloux, possessif et manipulateur … ah! … vous commencez à me voir venir. Il a réussi, tout doucement sans faire de bruit, à saper ma confiance en moi, à me faire douter de la qualité et de la sincérité de mon amour pour lui.. ce sur quoi il n’avait pas tort, mais il me faudra encore de longs mois pour me l’avouer à moi-même. Car la vérité est que je ne l’ai jamais aimé. J’avais de l’affection, de la tendresse pour lui, mais je ne l’aimais pas. Et bien entendu, si je l’aimais mais que je n’étais pas assez tendre, si je l’aimais mais ne voulait pas vivre avec lui, si je l’aimais mais n’aimais pas faire l’amour avec lui … ben, naturellement, la raison évidente qui s’imposait à la logique devait être que je n’étais pas normale. Et j’y ai effectivement cru. C’était plus que crédible comme explication. Il ne pouvait y’en avoir d’autre… Cette comédie a tout de même duré 5 ans. 5 ans à me persuader que je l’aimais tellement j’avais un besoin vital d’être aimée… J’ai rompu juste avant la demande en mariage…

Et nous arrivons enfin, à la Palme d’or, le champion du Monde toute catégorie du trou d’cul. Hervé. Hervé n’était pas beau, mais avait du charisme, une aura. Il avait la maturité de l’homme qui a choisi sa vie. Il avait la réussite professionnelle du chef d’entreprise. Il avait la force de celui qui vit sa passion et sait où il va. Il n’avait peur de rien. Il brillait et j’étais éblouie. Il avait sa vie, son appartement, des amis, une grosse moto … riez pas les filles, ça en a impressionné plus d’une… et il me faisait merveilleusement bien l’amour. Et moi, petite chose que je pensais être, il m’a regardé, m’a prise par la main et m’a demandé de venir vivre avec lui dans la grande Capitale. Vous pensez bien que j’ai dis oui. J’ai couru même. J’ai quitté ma province, ma vie que je pensais platte et insignifiante pour la remplir de la sienne, et j’ai accouru jusqu’à Paris avec mes p’tites valises pour emménager chez lui. J’avais trouvé l’Homme ma vie, le futur père de mes enfants, un amant qui me faisait jouir… le rêve! .. Ouais... Le rêve s’est rapidement transformé en cauchemar et le Prince Charmant en égocentrique, workoolic, donneur de leçons, râleur qui passait bientôt plus de temps au bureau que dans notre lit, dans lequel il ne faisait que dormir pour récupérer de son dur labeur … C'était un adulte, lui!... Cette descente aux enfers a duré plusieurs mois. J’ai perdu l’appétit, le sourire, l’euphorie que procure le sentiment d’aimer et d’être aimée, pour devenir une chieuse malheureuse qui lui faisait la gueule la plupart du temps … J’étais malheureuse, perdue. Je ne savais que faire pour lui rendre son sourire, sa bonne humeur, lui enlever ses soucis. Je voulais sauver notre couple … Eh ! c’était le futur père de nos enfants dont je parle. J’ai donc fini par lui dire ce que je ressentais. À quel point j’étais désarmée et prête à faire l’impossible pour que tout redevienne comme avant. Il m’aurait demandé d’aller décrocher la Lune et de revenir, je l’aurais sans doute fait. J’étais prête à être et à faire tout ce qu’il voulait pour qu’il me regarde à nouveau, me désire à nouveau, me sourit à nouveau. Il ne m’a pas regardé, il ne m’a pas désiré, et encore moins sourit. À la place il m’a détruite... Ce n’était pas compliqué, je m’étais déjà chargée moi même d’une bonne partie du sabotage du peu de confiance et d’estime de moi que j’avais. Il a commencé par me dire que cette relation ne pouvait plus durer, pour de nombreuses raisons. Déjà à cause de mon immaturité, de mon manque de passion et du peu de personnalité dont j’étais pourvue … la lampe de salon en avait certainement plus que moi. Je devais vivre ma vie, trouver d’autres motivations dans mon existence que de rester collée à lui comme un p’tit chien obéissant et docile … Il était évident que nous n’aurions pas d’enfants … comment pouvais-je envisager en avoir, étant encore perdue en pleine adolescence? … J’étais tellement abasourdie, surprise, que je n’ai fait qu’acquiescer. Oui, je pensais. Il a raison. Je suis une merde. Une sombre et insignifiante merde … Mais le coup de grâce a été porté quelques jours plus tard, quand ayant repris des forces je suis allée l’affronter, bille en tête, bien décidée à ne plus me laisser m’humilier … Après quelques minutes de dialogue infructueux, il m’a regardé avec ses grands yeux et d’une voix calme, sûre et posée, il m’a dit : « J’ai bien réfléchi. Je me suis trompé. Je ne t’ai jamais aimée. Je n’aurais pas pu aimer quelqu’un d’aussi vide et insignifiant que toi… »… Mon cœur a arrêté de battre.

Tout ce long déballage d’histoires sordides, pourquoi me direz-vous? Déjà parce que c’est ma vie. Et même si ces histoires sont tristes, je les ai digérées. « Ce qui ne tue pas, rend plus fort » il paraît. Et je pense effectivement que c’est vrai. Elles sont ma vie, mon passé, mon histoire. Une des raisons qui font qui je suis aujourd’hui. Mais j’écris cette histoire aussi ce soir pour une autre raison. J’ai, il y a quelques mois, rencontré un Gentil. Le premier, au regard de ce passé rock & roll, qui soit passé dans ma vie. Je me suis sentie bien, moi, confiante, à l’aise, sans masques ni jeux, dès le début. J’ai plongé comme je ne pensais plus que je serais capable de le faire. Mon cœur que je pensais mort, c’est remis à battre la chamade… Et j’ai fait, ce que tous les trou d’cul que j’ai connu ont fait : je n’ai pensé qu’à moi ! J’ai été égoïste, impatiente, intolérante. Et lorsque je me suis rendue compte que j’étais en train de tomber en amour avec mon beau gentil et lui pas … je ME suis protégée et nous nous sommes quittés. Ai-je fait le « service après-vente »? Ai-je essayé de le comprendre, de me mettre à sa place, de lui laisser du temps? .. bien sûr que non. Bien trop blessée dans ma fierté et mon égo, et fière d’avoir senti mon cœur battre à nouveau, je l’ai soigneusement et rapidement rangé dans la catégorie du « gars de transition » et j’ai continué ma vie sans regarder dernière moi. Et je n’en suis pas fière. La morale de cette histoire est la suivante : « Faites attention les filles. A trop fréquenter des trou d’cul, on finit pas leur ressembler ».


Ti-Moose | 1 commentaire | 2005-02-04 23:08:16
Permalien


Dimanche 9 janvier 2005

Lettre d’une ex-plante verte à un trou d’cul

Ça fait aujourd’hui 4 ans… 4 ans que tu as détruit ma confiance en l’amour avec ces mots : « Je me suis trompé. Je ne t’ai jamais aimé… » 4 ans que je ressasses ça comme une boule de poils irritants qui me gratte le fond de la gorge et que je n’arrives pas à cracher.

Pourquoi ? Il serait tellement simple de tirer un trait sur cette vieille histoire et de te cataloguer définitivement dans les nombreux abrutis qu’abrite cette terre et de passer à autre chose. Qu’est-ce qui fait que 4 ans plus tard tu as encore le mauvais goût de venir hanter mes rêves. Est-ce mon envie de revanche? Mon besoin de croire en une justice? Mon désir que tu souffres et tu en baves comme j’en ai bavé pour me reconstruire? Ou tout simplement mon dégoût profond de penser que si je suis celle que je suis aujourd’hui c’est « grâce » à toi? De penser qu’il a fallu que tu me détruises, que tu me mettes plus bas que terre, que tu me fasses mal comme personne ne m’avait fait mal avant pour que je touches le fond du désespoir et du trou noir de mon existence pour découvrir qui je suis vraiment? De penser que si je n’avais pas autant morflé je n’aurais peut-être jamais découvert cette force insoupçonnée en moi? J’aurais continué à vivre pour les autres et non pour moi. J’aurais continué à penser qu’il faut se battre pour mériter d’être aimée. J’aurais continué à vouer une admiration sans bornes aux gens qui vivent leur vie sans se soucier de l’opinion des autres. J’aurais continué à vivre une vie de plante verte .. par procuration ..

Alors ce soir, mettons les compteurs à zéro. Merci trou d’cul. Merci de m’avoir permis de découvrir que j’ai bien plus de personnalité qu’une lampe de salon et que je possède la plus belle passion qui soit .. vivre. Et continues à vivre ta vie vide et merdique de trou d’cul que tu as choisi de façon si adulte et responsable.


Ti-Moose | 3 commentaires | 2005-01-09 22:04:35
Permalien


Jeudi 30 décembre 2004

Amour Parfait ... Merci CALI

J'ai si peur de continuer le chemin seul

Le bonheur s'agrippe trop mal aux gens seuls

Et j'implore, oui j'implore, de voir surgir enfin l'amour

Ses lèvres rougies qui viendront bouffer mes lèvres

Je suis affamé, assoiffé de l'amour le plus parfait

Ne pas partir non, ne pas partir

Sans avoir connu l'amour parfait

Et j'attends oui, j'attends que prenne le feu qui dévore le ventre

Il paraît

Que l'on rit, que l'on danse, que l'on pleure

Pour rien d'autre que le pur bonheur, il paraît ...


Ti-Moose | 3 commentaires | 2004-12-30 11:04:46
Permalien


Jeudi 16 décembre 2004

La confiance en soi ...

La confiance en soi. Drôle de bagage dont on est pas toujours équipé .. comme une valise avec des trous. La frontière est d'ailleurs minuscule entre vraiment manquer de confiance en soi et la fausse modestie. Tout comme elle peut être ridiculeusement mince entre en avoir de trop et l'arrogance. Et puis, la confiance en soi est une p'tite bête qui a la bougeotte. Elle peut nous accompagner fidèlement pendant des années et fuguer alors que l'on a le dos tourné. Et elle peut aussi débarquer chez nous, un beau matin, sans crier garde.

Pourquoi a-t-on aussi peu de contrôle et d'autorité sur cette caractéristique de notre personnalité ? Peut-être tout simplement parce cette effrontée n'obéit pas qu'à notre bon vouloir. La déception la fait fuir. La générosité la fait sourire .. L'amour et l'amitié la rendent indestructible.


Ti-Moose | 1 commentaire | 2004-12-16 12:08:22
Permalien


Samedi 11 décembre 2004

"L'idéal" .. ou .. "Bien, mais"

Qu'est-ce qu'on entend exactement lorsque l'on parle d'Amour? A quoi reconnait-on le grand amour quand il passe à côté de nous ? Doit-on passer sa vie à l'attendre, au risque de la passer seul ? Au risque de ne pas le reconnaître lorsqu'il passe à côté de nous ? Doit-on être modeste dans nos espérances, faire des économies dans nos souhaits ?

Hollywood nous parle d'ames soeurs, les contes de fés nous parlent d'amour éternel, les romans d'amour se vendent comme des petits pains et les réseaux de recontre par Internet n'ont jamais été aussi populaires .. et à côté de ça, il n'y a jamais eu autant de célibataires, et de couples sur le divorce que ces dernières années.

L'homme est-il devenu plus exigent par rapport à son propre bien-être ? Est-ce la Société, le "progrès" qui lui permet de l'être ? Est-ce que l'on s'est tous mis à vouloir être Roméo et Juliette, Cristian et Satine, Harry et Sally, Nino et Amélie ..

Et bien moi, j'aime à croire que le Grand Amour existe. Qu'il y a quelque part quelqu'un qui m'acceptera, m'aimera et me respectera telle que je suis. Et surtout je crois qu'il faut pour que ça marche, être deux à le vouloir autant. Si d'être heureux demande des efforts, d'être heureux en amour en demande également .. Et je veux l'Idéal. Jamais je ne pourrais me contenter d'un "bien, mais". Ce serait comme me mentir à moi-même .. comme un ersatz de Vie.


Ti-Moose | 1 commentaire | 2004-12-11 22:44:52
Permalien


Mercredi 8 décembre 2004

Ma lettre au Père Noël

Comme il paraît, si l'on en croit certains livres bien en vue dans les librairies pour le temps des fêtes, que l'on peut obtenir dans la Vie .. suffit de demander .. ;o) .. alors voici ma Lettre au Père Noël:

"Pour Noël, je veux .. de l'Amour !!

Je veux de l'Amour de mes parents. Je veux être capable de dire à maman que j'ai besoin d'elle. Que j'ai besoin de son amour et de sa confiance. Et que surtout j'ai besoin qu'elle me le montre plus qu'elle ne me le dise. Besoin, le temps des vacances de quitter la peau de Wonder-woman pour me retrouver dans celle d'une petite fille que je ne me rappelles pas avoir jamais été.

Je veux de l'Amour de et pour mes amis. Que l'on passe un beau Noël tous ensemble. Je veux voir des sourires, des mines réjouies et des étoiles dans les yeux.

Et je veux de l'Amour avec un très très grand A. Je veux un homme qui me désire, qui me respecte, dans les yeux de qui je pourrais voir .. l'apaisement, la fin de la course .. un port d'attache où me reposer .. Je veux une épaule pour poser ma tête. Des bras où me réfugier. Des mots doux à l'oreille et un souffle chaud dans mon cou. Je veux quelqu'un qui m'aime telle que je suis et pour ce que je suis .." et qui me fasse l'amour comme un Dieu .. ;o) .. Quitte à faire une lettre au Père Noël, autant être exigent ..


Ti-Moose | Ajouter un commentaire | 2004-12-08 12:18:50
Permalien


Jeudi 25 novembre 2004

J'ai décidé d'être heureux, parce que c'est bon pour la santé..

Je ne me rappelles plus qui a écrit ça, mais ces quelques mots me résument à la perfection. Deux mots particulièrement : "heureux" et "décidé".

Heureuse, je le suis. Je ne l'ai pas toujours été. Mais une fois qu'on y goûte, on ne peut plus s'en passer. Sans joie, sans bonheur, sans émotions, je ne peux respirer.

Mais être heureux, ça demande un minimum de volonté. Chercher à être heureux comporte beaucoup plus de risques que de laisser la vie décider pour soi. Mais la Vie est tellement plus excitante lorsque l'on se donne les moyens de réaliser ses rêves .."Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve !"

.. ça, je sais qui l'a écrit .. c'est Philippe Chatel dans Émilie Jolie. Ça peut paraître candide et simpliste lorsque l'on a plus 6 ans, mais la Vie peut être aussi simple que ça .. il suffit de le décider.


Ti-Moose | 3 commentaires | 2004-11-25 23:01:17
Permalien


Une française à Montréal ... Humeurs ...